dimanche 17 juillet 2016

Fin de la revue de Splinter Cell conviction

Rien ne sert d’avoir des armes sans savoir être un minimum discret fin de ma chronique sur Splinter CELL
 Il va falloir être futé plus d’une fois pour contourner le danger.  C’est dans cet aspect que l’on retrouve un petit peu de Splinter Cell. Les ombres sont des atouts majeurs pour ne pas être repéré. Quand vous êtes dans la pénombre, l’écran passe en noir et blanc et vous pouvez donc avancer tranquillement.  Attention quand même si des gardes ont des lampes ou si vous n’êtes pas assez discret, vous vous ferez attraper à tous les coups.  Heureusement, la dernière position connue va vous aider à trouver une issue.  Au moment où vous vous dévoilez, vous avez tout intérêt à vous déporter vers un autre endroit. C’est à cet instant précis que votre fantôme apparait et que celui-ci va attirer les balles et les grenades. A vous d’enchainer au mieux pour abattre toutes les personnes qui se trouvent dans votre champ de vision. Attention tout de même, cette option ne dure qu’un temps et si vos ennemis découvrent que vous n’y êtes plus, ils partiront immédiatement à votre recherche.

Parlons de ce qui fâche, l’intelligence artificielle. Si ce n’est pas catastrophique, loin de là, on remarque tout de même un peu trop de simplicité par moment. Certains gardes n’attaquent pas forcément d’une manière adéquate et la précision de leurs tirs laissent à désirer. De plus, quand vous attirez certains ennemis dans votre secteur, qu’ils ont en plus une lampe pour éclairer, c’est la loterie … soit ils vous repèrent directement, soit ils font mine de ne rien voir. C’est à ce moment précis que ce nouvel épisode est pour le moins déconcertant, la difficulté est réduite tant vos adversaires sont facile à tuer. Il vaudra mieux donc tenter l’expérience directement en difficile.

Graphiquement, Conviction est beau mais est un poil décevant pour un jeu HD de 2010. Si Fisher est bien modélisé, on ne peut pas en dire autant des autres protagonistes à l’image de Grim qui est d’une laideur impardonnable. Les paysages dans l’ensemble sont beaux, mais là aussi, certaines textures laissent à désirer. Que dire également de l’aliasing qui est présent tout au long du jeu et de certaines  animations décevantes. Pour un titre qui était fort attendu et en plus retardé, on était en droit d’attendre beaucoup mieux d’Ubisoft.  On doit saluer tout de même, LA meilleure idée du jeu qui lui offre beaucoup de classe au niveau du design, les objectifs s’affichant un peu partout autours de vous, soit en gros sur des énormes bâtiments, soit en petit sur divers murs et objets du décor.
Splinter Cell Conviction à des défauts sur bien des points. Bon jeu d’action, mauvais jeu d’infiltration, il laissera sur la faim les fans de la première heure. Pour autant, le soft nous offre tout de même des bons moments accrocheurs et une bonne diversité, comme les interrogatoires, la mission poursuite à Washington et le flashback de Fisher qui ne laissent pas tout le temps le joueur faire la même chose. La campagne solo est courte, il vous faudra environs 6-7 heures pour la boucler. Rien ne vous empêchera de vous essayer au mode multi qui risque de vous satisfaire avec deux personnages : Archer et Kestrel. Vous aurez la possibilité de jouer l’histoire en coopération un des modes suivants :
  • Le mode chasseur qui consiste à éliminer les adversaires sur une carte sans vous faire repérer. Si c’est le cas, les renforts arriveront pour vous mettre des bâtons dans les roues. De loin le plus intense pour ce multi.
  • Le mode Dernier survivant vous permettra de défendre un générateur IEM contre des hordes d’ennemis pour vous en empêcher.
  • Le mode face à face sera l’occasion d’affronter un joueur réel, ainsi que des ennemis pour corser le tout.
  • Le dernier est infiltration qui doit être débloqué sur Uplay.

Le dernier opus de Sam Fisher n’est pas une réussite totale, mais on peut saluer son côté accessible et sa prise en main immédiate. Pour répondre à la question en introduction, Splinter Cell n’est plus un Splinter Cell. Pour les inconditionnels d’action, ceux-ci y trouveront leur compte.

Les + : Les objectifs affichés / le punch de certaines phases / accessibilité / prise en main / le mode multi/ l’action
Les - : Graphiquement un poil décevant / IA un peu bête / durée de vie courte en solo / un scénario un peu bidon / l’infiltration …



samedi 7 mai 2016

les stades du jeu fifa : le Maracanã dans FUT 16

Les stades ont une grande importance dans les jeux de simulation sportive et le jeu FIFA 16 à particulièrement travaillé les ambiances des stades où se jouent les compétitions. Exemple, Le Maracanã à Rio de Janeiro.

Le Maracanã à Rio de Janeiro, stade jeu FIFA 

 
Véritable temple du football, le Maracaña de Rio de Janeiro est un des plus grands stades de football de la planète avec ses 103 000 places (77 700 places assises). Inauguré le 24 juin 1950 pour la Coupe du Monde 1950, plus de 200 000 spectateurs pouvaient assister aux matchs de la Seleçao. Hélas pour les brésiliens, lors de la finale le 16 juillet 1950 devant 172 772 spectateurs payants, l’Uruguay remporta la Coupe du Monde en battant le Brésil 2-1 : pour un bon paquet de crédits fifa pas cher vous pouvez revivre cette finale dans FUT 16 d'ailleurs !


Au contraire de la plupart des grands stades FIFA, le Maracanã n’a pas de clubs résidents mais accueille les clubs de Rio de Janeiro qui participent à la Copa Libertadores et les matchs de championnat entre Botafogo, Flamengo et Fluminense.

Le stade a été construit selon les plans des architectes brésiliens Raphaël Galvão et Pedro Paulo Bernardes Bastos. Son nom officiel est Estádio Jornalista Mário Filho, un journaliste brésilien qui a beaucoup apporté pour le football carioca.

Le Maracanã sert également à d’autres spectacles que le football. En 1952 l’équipe de basket ball des Harlem Globetrotters s’y est produite. Le 26 juin 1981 Franck Sinatra y a donné un concert devant 100 000 spectateurs. Le 21 avril 1990 c’est Paul McCartney qui est à l’affiche du célèbre stade et durant la seconde édition du festival “Rock in Rio” chanteront au Maracanã Prince, Guns N’ Roses, George Michael, INXS, a-ha et New Kids on the Block. Les Cariocas ont pu également assister à des concerts de Kiss, Sting, Tina Turner, Madonna, des Backstreet Boys et des Rolling Stones.
Pour la coupe du monde 2014 il a été entièrement rénové et ne propose plus que 79 000 places : on est loin du record de 200 000 spectateurs...
Dans le jeu FIFA 16, le réalisme est omniprésent et les stades de foot n'échappent pas à ce phénomène : réactions du public, éclairage, terrain qui se dégrade au fur et à mesure du match (c'est la nouveauté de FUT 16) ...





vendredi 1 avril 2016

Avis sur le jeu Splinter Cell Conviction

Sam Fisher est de retour pour un nouvel épisode et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est loin d’être content ! Ubisoft remet sa série au goût du jour par un épisode orienté d’avantage vers l’action que l’infiltration. Une question est pourtant posée : Splinter Cell reste t’il encore un Splinter Cell ? La réponse dans le test.
Titre : Splinter Cell Conviction
Editeur : Ubisoft
Développeur : Ubisoft Montréal
Type de jeu : Action / Infiltration


Depuis 2002, l’éditeur français nous fait partager la vie de son héros Sam Fisher au travers de différents jeux. Le dernier en date étant "Double Agent", sorti en 2006, où notre protagoniste devait infiltrer la James Brown Army, qui laissait déjà entrevoir un côté plus sombre que ses prédécesseurs. Cette fois, cette idée est encore plus renforcée. Fisher est poursuivis par son ancienne organisation, Echelon 3, et va devoir déjouer un complot menaçant les Etats-Unis. Par la même occasion, il va devoir également découvrir la vérité sur le meurtre de sa fille, Sarah. Le tout est évidemment plongé dans un background assez triste et le héros que vous avez connu pendant toutes ces années n’est plus. Alors est-ce un réel renouveau pour une des licences phares d’Ubisoft ?

Les fans de Splinter Cell risquent d’être surpris, voir même dérangés par ce nouvel opus. Il est évident qu’au début du jeu, le scénario paraît simpliste, "Sam n’est pas content, alors il veut retrouver l’assassin de sa fille pour lui faire sa fête !". On peut résumer de la sorte vos premiers pas dans Conviction. Pour autant, le plaisir de jeu est immédiatement présent. Notre héros se déplace avec beaucoup de fluidité, les phases de shoot sont dynamiques et bien menées. Oui, on est dans un jeu d’action et plus dans un Splinter Cell. Pour autant, est-ce une insulte? Ubisoft a pensé au plus grand nombre, avec une prise en main moins compliquée et une histoire accessible. Dans cette belle année 2010 où les grands titres ne se comptent plus, il fallait taper du poing sur la table pour marquer les esprits et tirer son épingle du jeu avec une innovation. On ne pourra donc pas reprocher grand-chose aux développeurs de ce côté-là. Le rythme est plus soutenu, à l’image des déplacements où Fisher avance en se servant des obstacles qu’il rencontre pendant ses missions afin de se couvrir le mieux possible. On peut aussi noter l’arrivée d’un bon moyen pour zigouiller vos ennemis rapidement et efficacement : le "marquer-exécuter". Pour ce faire, vous devez d’abord tuer un personnage discrètement pour avoir le droit d’utiliser cette compétence. Facilité pour certain, bonne trouvaille pour les autres, ce petit plus à tout de même le mérite d’être intelligent et d’apporter un brin de fraîcheur. Une pression  sur le bouton RB pour choisir votre ou vos cibles, et enfin sur le bouton Y pour valider et c’est la tuerie à coup sûr.

On peut en revanche être plus restreint sur une autre originalité du titre, les interrogatoires. Si on est heureux d’aborder le premier grâce à son punch et à sa violence digne d’un film d’action à la Schwarzenegger (ça tombe bien, c’est une fois de plus Daniel Beretta, la voix frenchy d’Arnold qui double Samy !) , on est vite lassé par les autres qui se ressemblent vite un peu tous. Un avantage tout de même, vous pouvez utiliser les éléments du décor pour faire passer un mauvais quart d’heure à votre interlocuteur. Une tête dans une télé, une autre dans un miroir ou encore une autre sur un urinoir … le tout dans une brutalité un peu facile, mais qui à le mérite d’exciter le joueur et de diversifier le jeu pour éviter la lassitude.
Les phases d’action pures et dures sont jouissives. Il est toujours amusant de tenter un headshot avec un silencieux. Les armes ne sont pas inintéressantes, mais elles ne sont pas assez variées. Idem pour la personnalisation de celles-ci, elles sont limitées. Vous devez au préalable atteindre certains défis, appellés PEC (Persistent Elite Creation) tout au long du jeu pour gagner des points. Plus vous en avez et plus vous pourrez améliorer vos joujoux.  Vous aurez le choix par la suite entre une visée laser, une visée réflexe, des munitions à têtes creuses ou à longues portées, des grands chargeurs… certes vous pourrez vous débarrasser des ennemis plus facilement, mais au final on ne ressent pas une énorme différence entre tous les modèles, une fois la customisation close. Pour vous aider d’avantage, les gadgets peuvent vous sortir de situations dangereuses! Entre le miroir pour regarder sous les portes, les grenades flashs et à fragmentations,  la caméra-glu, les lunettes sonar et les IEM portatives … vous aurez le choix pour tuer vos adversaires de la meilleure manière possible.

 à suivre...

Date de sortie : 15 Avril 2010
Test réalisé sur : Xbox 360
Site officiel : http://splintercell.us.ubi.com/conviction/

dimanche 28 février 2016

Test du jeu video UFC Undisputed



UFC Undisputed 2010


Genre: Sport / Combat
Editeur: THQ
Développeur: Yuke’s Media Création

Test sur Sony PS3.

Pour les néophytes : le Mixed Martial Art (MMA, rien à voir avec des publicités ridicules) est un sport de combat ultra violent qui mélange plusieurs styles de combat. Du Muay Thai au Jujitsu en passant par la boxe et le sambo, des variantes aux règles quasiment inexistantes, on se croirait dans le hokuto no ken . Un grand bordel sur un ring où plusieurs fadas de 120 kg se balancent des bourpifs capables d’envoyer Rocky Balboa dans les choux. Le joueur pourra choisir entre 80 sportifs évoluant dans plusieurs catégories différentes (chacun avec sa spécialité et ses points forts), pour s’en mettre plein la gueule dans des combats assez réalistes. Noter que la star de l'UFC Anderson SILVA vient de perdre de manière litigieuse son dernier combat en real : Anderson Silva vs. Michael Bisping

Graphismes: 16/20

Les graphismes ont été considérablement améliorés. Les athlètes sont bien mieux animés,  leurs interactions sont meilleures pour une fluidité et un réalisme beaucoup plus agréable à regarder. On peut rajouter que le titre est beaucoup plus généreux en effets de blessures: on peut voir se former des hématomes sur les combattants, se délecter des giclées de sang, de l’hémoglobine qui reste sur la peau des gladiateurs ou sur le système pileux très développé de certaines bêtes hirsutes.

Durée de vie: 17/20

Le mode Carrière est désormais beaucoup plus complet. En effet, grâce à plusieurs ateliers et une bonne dose d’entraînement, on pourra apprendre de nouvelles techniques pour ne pas se limiter à un seul style de combat. Il vous faudra tout de même énormément de temps pour faire de votre avatar basique un guerrier spectaculaire. Au final la durée de vie est plutot bonne et permettra à chacun de passer quelques heures à se défouler avec les différents modes de jeu.

Jouabilité: 16/20

Là est l’avantage du deuxième opus des studios THQ, la simulation a été poussée à son paroxysme. Du coup de coude à la clef de bras en passant par le bon gros low kick dans les genoux, tous les mouvements des sportifs du genre sont reproduits avec brio. Le problème majeur d’UFC 2010 est qu’il est loin d’être accessible sans quelques bonnes heures d’entraînement assidues. Alors ne soyez pas tout de suite désabusés de devoir trimer pour enchaîner deux changements de prises…

Autres: 15/20

L’un des petit défaut du jeu provient du mode Online, ce dernier n’est pas encore tout à fait au point puisque certains lags et ralentissements se font sentir pendant les combats. Au niveau de la bande sonore, le bilan est plutot positif, sans etre particulièrement transcendante la musique ne gène pas et les commentaires sont plus bons. Sachez que vous pourrez choisir votre personnage parmi la centaine que les développeurs ont intégrés au jeu, voilà de quoi se familiariser avec le Free Fight.

Bilan Général: 16/20

Même s’il demeure compliqué et ardu à prendre en mains dans les premières heures, UFC Undisputed 2010 est  le meilleur jeu de MMA du marché, faute de concurrence. Plutôt réaliste, c’est une simulation proposant un gameplay à la fois riche et complexe. Le jeu de THQ conserve son image élitiste et son aspect simulation; la belle est difficile à séduire, mais une fois qu’elle est dans vos bras c’est le Nirvana!
Vous pourrez alors vivre une expérience de jeu appréciable,  très agréable !

Sortie: 28/05/2010
16 ans et +
Xbox360 – PS3 – PSP

SiteOfficiel

dimanche 3 janvier 2016

Avis sur le jeu Army of Two : The 40th Day

Je trouve qu’il est difficile de savoir si c’est parce qu’on n’aime pas un style de jeu qu’on est nul dans ce style ou bien le contraire. Toujours est-il que depuis ma première tentative au début des années 90 sur des jeux comme Doom ou Wolfenstein 3D (en attendant les crédits fifa ) , je sais que je ne suis réellement pas un fan de jeu de tir à la première ou à la troisième personne. Cela dit, afin de voir si mon jugement et mon niveau pouvaient changer avec une manette de PS3 entre les mains, je me suis proposé pour faire la critique de Army of Two : The 40th Day d’Electronic Arts Montréal.

  • Comme son nom l’indique et comme c’était le cas dans le jeu original, Army of Two: The 40th Day est un jeu basé sur deux personnages différents du nom de Salem et Rios. La simplicité est vraiment le maître mot dans ce jeu. Le concept, d’abord, où vous êtes deux gars lourdement armés qui font équipe. L’histoire, ensuite, où pour une raison inconnue la ville de Shanghai est la cible d’une attaque terroriste très bien rendue dans la séquence cinématique du début et qui vous fait rapidement comprendre que la finesse n’a pas sa place ici. Enfin, la simplicité dans le but du jeu: sortir vivants des quartiers de Shanghai qui explosent et qui sont infestés d’ennemis dont leur seul but semble de vous faire regretter d’être là ! Ne vous attendez pas à des rebondissements incroyables, à des surprises transcendantes, vous n’aurez rien de tout cela. Par contre, si vous voulez avoir des explosions, des tirs fournis, des pièges, des corps qui tombent, là aucun risque d’être déçu, vous allez en avoir à ne plus savoir où donner de la tête.
  • A deux tout est mieux ? Je l’espérais en tout cas, en me disant qu’avec un bon coéquipier j’allais probablement pouvoir avancer dans ce scénario très léger. Malheureusement, l’intelligence artificielle est à peine meilleure que moi et je l’ai dit en introduction, je suis très mauvais. Donc, il m’a fallu m’y prendre à plusieurs reprises pour passer des niveaux qui, pour un joueur normal, doivent être de la rigolade. Évidemment, j’aurais pu essayer de jouer en mode coopératif sur internet, car soyons honnête, jouer à deux humains est le but premier de ce titre, mais je n’ai pas osé exposer ma nullité à une personne capable de m’insulter de vive voix. J’ai donc préféré souffrir en mode solo, plutôt que mourir de honte en multijoueur. Peu importe le rôle que j’ai essayé de prendre: celui du gars qui attire l’attention des ennemis pendant que son partenaire les contourne ou bien celui plus effacé qui prend l’ennemi à revers, j’ai eu du mal à venir à bout de l’opposition.
  • Malgré cela, j’ai quand même eu le temps d’apprécier certains aspects du jeu. Par exemple à certains moments vous allez devoir prendre des décisions qui vont jouer sur la moralité de vos personnages. Par exemple est-ce que vous tuerez celui qui vous aide au début, ou encore quelle sera votre réaction en face d’un animal dangereux, mais en voie d’extinction dans la cage où se trouvent un bon nombre de nouvelles armes. Selon votre choix, une scène animée à la manière d’une bande dessinée se met en route et vous expose les résultats de votre décision. La réalisation de cette animation est très bien faite, mais pour être 100% honnête, cela n’apporte pas énormément à l’histoire. Si vous prenez trop souvent la décision qui baisse votre moralité, ne vous inquiétez pas, il y a le long des cartes des passages où vous devrez délivrer des otages. Cela vous permettra de vous racheter si vous arrivez à combiner vos actions à celles de votre partenaire afin de tuer les ravisseurs avant qu’ils ne commettent l’irréparable !
  • Comme je l’expliquais très souvent, dans la carte sur laquelle vous jouez, vous allez pouvoir vous séparer de votre partenaire afin que l’un de vous fasse diversion et l’autre tue tranquillement ceux qui se concentrent sur le premier. C’est important alors de bien choisir votre arsenal, car si vous devez attirer l’attention, autant prendre une arme qui va vous aider à le faire, sinon au premier coup de feu de votre partenaire il va devenir le pôle d’attraction principal. C’est là qu’intervient le système de gestion de vos armes. Plus vous avez d’argent et plus vous avancez dans l’histoire, plus vous avez d’armes différentes à votre disposition. De plus, chacune d’elles peuvent être modifiées afin de devenir plus ou moins précises, mortelles ou tout simplement attirantes pour vos ennemis. Ainsi, vous pourrez ajouter un silencieux sur un fusil, mettre une poignée pour en avoir un meilleur contrôle ou encore le peindre de couleur chatoyante pour attirer les regards ! Afin de connaître à tout moment l’attention qui est portée à vous ou votre partenaire vous avez en haut de l’écran un indicateur précis qui dit si vous ou lui êtes la cible de toute la concentration !
  • En tuant vos adversaires, vous récupérez de nouvelles armes, de l’argent pour acheter les améliorations de celles-ci et bien sûr, des munitions, car si les armes de base ne peuvent jamais manquer de balles, pour les armes plus sophistiquées il vous faut être un bon charognard si vous ne voulez pas vous retrouver démuni en plein milieu de l’action. Même si l’action est vraiment très prenante et que vous avez peu de temps pour faire du tourisme, je dois avouer que j’ai trouvé les environnements très diversifiés et assez grands. Ainsi, votre partie dans un immeuble qui s’écroule, même si elle a exactement le même but que n’importe autre, vous semblera différente que celle qui se passe dans le zoo de Shanghai. Malgré cette taille des cartes, le jeu est très linéaire, ne vous attendez pas à pouvoir errer sans autre but que de tuer du monde, très vite vous devrez revenir dans le « droit (et unique) chemin » pour continuer l’aventure et si par mégarde vous ne savez plus vraiment où ce chemin est, mettez votre visière infrarouge, non seulement elle vous permet de détecter vos ennemis, mais elle fait aussi apparaître là où devez vous rendre.
  • Les interactions entre Rios et Salem sont censés être une force de ce jeu, mais bien honnêtement je n’ai pas vu grand chose à faire tout au long du jeu. Alors oui, à certains endroits, vous devrez utiliser la courte échelle et donc choisir si vous êtes celui qui monte ou celui qui fait monter, vous devrez combiner vos forces pour ouvrir un rideau de fer ou pousser un camion, mais c’est tellement ponctuel et pré-défini que cela n’a absolument rien de naturel. Lorsque la courte échelle est nécessaire, non seulement votre partenaire le dit, mais en plus, il y a souvent une flèche adroitement peinte sur la paroi à escalader. Les échanges verbaux entre vos personnages sont eux aussi très pauvres : peu nombreux, ils sont très lourds et sont drôles malgré eux, ce qui est dommage, car le reste de la partie sonore est assez bonne. Enfin, visuellement, même si c’est loin d’être parfait, je dois dire que le nombre d’explosions et de jeux de lumière est impressionnant. On a fait du chemin depuis mes premiers pas dans Doom !

Jouabilité
Les commandes sont assez intuitives et pourtant je ne suis vraiment pas un expert de ce genre de jeu, encore moins avec une manette de console. 16 /20

Scénario
Un scénario? Vraiment? Mais après tout, Hollywood le fait à longueur d’année, pourquoi le jeu vidéo serait plus vertueux? 10 /20

Qualité graphique
Je trouve que le grand nombre d’ennemis parfois devant vous, les explosions et les débris sont bien gérés et il n’y a quasiment pas de ralentissement. 17 /20

Qualité sonore
A part les dialogues creux entre les personnages, l’ambiance sonore est bonne. J’ai testé en français et en anglais et mon constat décevant reste le même ! 16 /20

Durée de vie
Pour des experts, le mode solo est très très court. En plus, je ne vois pas vraiment de grandes différences possibles si on essaie d’y rejouer. Évidemment, cette durée de vie augmente si on va en ligne. 12 /20

Il se peut que mon très faible niveau dans ce genre de jeu ait été un vrai handicap pour apprécier pleinement The 40th Day. Il est clair que c’est un titre à jouer avec un partenaire humain, car seul avec l’intelligence artificielle, vous risquez de vous ennuyer ferme. Le nombre de feuilles sur lesquelles tient le scénario de ce jeu est inversement proportionnel au nombre de balles tirées au cours d’une carte. Je ne sais vraiment pas à qui peut convenir ce jeu, car il ne convaincra pas ceux qui, comme moi, ne sont pas fan du genre et la faiblesse de l’IA et la linéarité générale de l’action repousseront probablement les aficionados des shooters !

lundi 30 novembre 2015

Avis sur la jeu video El Shaddai - Ascension of the Metatron

Dans ce jeu nous incarnons Enoch un prêtre dont la mission est de se dresser face aux anges déchus descendus sur Terre et dont la présence ici-bas ne relève que de débauche. El Shaddai nous emmène dans un monde successivement psychédélique, futuriste et même antique, on retrouvera également des touches plus poétiques en empruntant les estampes d’Okami créé par la même équipe.
L’ensemble du jeu n’affiche rien à l’écran la vie restante du héros comme celle des adversaires est symbolisée par leur armure qui se décompose avec les coups qui leur sont portés. C’est pour cette raison qu’ils se retrouvent en caleçon avant de disparaître. La multitude d’univers et de façons de jouer est assez déroutante. En effet le jeu se pose tour à tour en hack’n’slash, puis en jeu de plateforme aussi coloré qu’un Kirby pour continuer sur une scène à moto très inspirée de Tron dans laquelle le héros doit survivre en terrassant tous les ennemis se mettant en travers de son chemin.

La partie hack’n’slash sur laquelle était axée la présentation se révèle très répétitive. Les opposants se situent à des emplacements très prévisibles (par exemple une large plateforme ronde placée après un couloir étroit), la variété des coups est limitée en raison des commandes limités à un bouton d’attaque (qui est ici universel : il permet de frapper des poings, des pieds ou même une arme) auquel s’ajoute un bouton de défense et celui permettant de prendre l’arsenal d’un ennemi ou de purifier son arme. Cela est nécessaire car d’immaculée elle devient rapidement souillée après quelques coups et perd ainsi de son pouvoir. Dans les niveaux de hack’n’slash lorsque le joueur est vaincu il peut revenir à la vie en appuyant sur les boutons du contrôleur avant que ses yeux ne se ferment définitivement. Entre les affrontements il est très difficile de trouver la mort, des murs invisibles sont placés au bord des couloirs. Uniquement un saut raté peut être fatal.

Le second mode de jeu est plus orienté plateforme. Ici chaque chute fait perdre un morceau de l’armure d’Enoch. Les Nephilim, êtres informes issus de la relation d’un ange aves un humain se mettent en travers de votre route. Ils peuvent cacher la vue du terrain ou plus simplement se révéler hostiles. Pour traverser les niveaux il est nécessaire de recourir à l’une des 3 armes (qui restent les même que pendant la phase hack’n’slash) ; par exemple une des trois permet de planer, donc de traverser les gouffres plus larges.